La cicatrisation post-opératoire

La cicatrisation post-opératoire a toujours été présente dans la pratique vétérinaire et tend à se moderniser dans les années à venir. L’objectif de cet acte est d’améliorer le confort de l’animal à travers une résorption de la plaie plus rapide, permettant une réduction de la douleur et des risques de surinfections. Il est intéressant de réaliser la prise en charge de l’animal avec un nombre d’interventions minimal.
La cicatrisation fait intervenir de nombreux facteurs physiologiques, elle est au centre d’un procédé finement régulé par le corps. Cet article a pour but de présenter les différentes étapes et facteurs influençants la cicatrisation, et de montrer comment, avec des gestes simples et novateurs, les vétérinaires vont pouvoir améliorer leur prise en charge actuelle.

La cicatrisation post opératoire dans le milieu vétérinaire est une vraie problématique

Après une blessure, la première chose qui se produit et une phase vasculaire et inflammatoire, dans laquelle les plaquettes et globules blancs sont amenés sur le lieu de la blessure, pour coaguler le sang et pour éliminer les différents pathogènes qui auraient pu pénétrer la plaie. C’est l’arrivée de sang et le phénomène inflammatoire qui est à l’origine de l’œdème post opératoire. A ceci va suivre la phase de Prolifération, qui correspond à la création de nouveaux tissus par prolifération de cellules épithéliales voisines (épithélisation) et de nouveaux vaisseaux sanguins grâce à l’angiogenèse, ou bourgeonnement des vaisseaux sanguins existants. La dernière phase est celle de la maturation, ou remodelage, durant laquelle les tissus jeunes, très vascularisés et très cellulaires évoluent vers un tissu peu vascularisé, fibreux et plus résistant dû à une synthèse de collagène.
C’est au cours de cette dernière phase, qui peut durer plusieurs mois, que l’épiderme s’épaissit et peut laisser une trace indélébile sur la peau: une cicatrice.

Les plaies des carnivores domestiques sont caractérisées par une extrême diversité étiologique et varient en fonction des cas cliniques et de leurs évolutions. Les différents traitements ont pour but de favoriser et éventuellement de stimuler la cicatrisation mais ils ne doivent pas l’altérer.
De manière simplifiée, la cicatrisation est composée de ces 3 grandes phases.

Comment a évolué la prise en charge d’une plaie?

L’apprentissage et la compréhension de ces évolutions physiologiques en réponse à une agression externe ont permis à l’homme de mettre en place des moyens de prise en charge adaptés.
L’animal ne réagira pas de la même manière que l’homme suite à une plaie. En réaction à des prises en charge conventionnelles, l’animal peut être amené à se lécher les plaies. Cette action suit souvent une application de compresses au miel ou aux plantes. Elles peuvent être utilisées pour des prises en charge de deuxième intention qui s’appliquent notamment lors de plaies de localisation délicates. Avec le temps, de nouveaux moyens de cicatrisation sont apparus et vont devenir incontournables que ce soit pour leur efficacité mais aussi pour le confort du client et du patient animal. Il s’agit de la thérapie laser, le rôle du vétérinaire est essentiel dans l’optique d’identifier les zones d’utilisations.
Le laser thérapeutique va jouer sur de nombreux facteurs pour améliorer la cicatrisation :

Réaction Anti-inflammatoire, endorphines libérées → diminution de la douleur

Réaction Bio-stimulante, augmentation de la perméabilité des vaisseaux permettant l’apport des composants nécessaires à une amélioration de la cicatrisation et de l’épidermisation. Cette réaction joue aussi en post-op avec une réduction et un traitement de l’oedème

Réaction Vasodilatatrice, permettant l’activation de fibroblastes ainsi que la synthèse accrue du collagène, nécessaire à la reconstruction tissulaire. Ce qui amène une meilleure vascularisation de la plaie

Lors de la cicatrisation, la thérapie laser va permettre une accélération et un confort de prise en charge optimal pour vos patients. De nombreuses autre réactions sont imputables à la thérapie laser qui va s’imposer dans les années à venir comme un incontournable de la prise en charge de nombreuses pathologies.

Malgré les nombreuses innovations dans le domaine de la cicatrisation et du traitement des plaies, les grands principes restent valables : ne pas gêner la cicatrisation, éliminer les facteurs néfastes à la cicatrisation et assurer des conditions favorables pour une cicatrisation optimale. Les recherches les plus actives portent actuellement sur les facteurs de croissance. Ils jouent indéniablement un rôle majeur dans la cicatrisation physiologique et pathologique. Cependant, la grande complexité de leur mode d’action rend leur application difficile. Bien qu’ils ne soient pas encore utilisés en médecine vétérinaire, ils nourrissent de grands espoirs en médecine humaine pour traiter des plaies chroniques réfractaires à tout traitement en utilisation seul ou combiné avec des traitements actuels.

Vous pouvez retrouver ces équipements de thérapie laser et plus d’information sur notre plateforme en ligne : vet.azelies.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *